Expositions : L’Art de DC, l’aube des super-héros

Le Musée des Arts Ludiques de Paris nous présente un large panel de l’oeuvre de D.C Comics à travers les différents les super-héros que nous lui connaissons dont l’homme d’acier Superman, le sombre Batman, le Suicide Squad et Wonderwoman.

Inutile de le cacher, une très large place est logiquement donnée aux héros de Metropolis et de Ghotam, accompagnés des grands méchants. Les cinq sections de l’exposition présentent tour à tour, Superman, Batman, Suicid Squad (les anti-héros), Wonderwoman, et enfin… les autres.

Dans chacune des parcelles, la visite se fait en suivant la chronologie dans l’univers chacun des héros. Chaque partie baigne les visiteurs dans des ambiances propres aux personnages, où peuvent être admirés planches, story-boards, peintures numériques, couvertures, costumes, maquettes, accessoires, films… Ce sont 250 planches originales et plus de 280 éléments de recherche pour le cinéma qui nous sont présentés.

Personne ne peut rester insensible à cette exposition. Pas besoin d’être un grand fan de D.C Comics pour apprécier. Le simple profane pourra s’émerveiller devant certaines pièces telles que le Batpod (la moto de Batman) ayant servi dans The Dark Knight, ou les détails des costumes de Superman d’un film à l’autre.

N’étant pas habituel friand de « peinture numérique », j’avoue avoir était intéressé par la production de certains artistes tels que Alex Ross.

Sur le parcours, nous découvrons le contexte de création de certains personnages. Ainsi, dans une période d’espoir, Joe Schuster et Jerry Siegel créèrent Superman pour la première fois en 1938 dans Action Comics #1, pendant le New Deal du président Roosevelt (une série de lois pour aider les chômeurs et relancer l’économie après le krach boursier de 1929).

En parallèle, Bob Kane et Bill Finger inventent Batman en 1939.

Batman nous sauve de l’obscurité qui s’abrite en chacun de nous. Parce qu’il nous montre que le noir et le gris ne sont pas que les couleurs de la corruption et du désespoir. Mais qu’elles peuvent être aussi celles de la justice et du salut. – Thibaut de Saint-Maurice, Professeur de philosophie.

On nous dévoile aussi, comment les artistes et auteurs ont cherché à donner une certaine humanité à ces héros. Les dualités Clark Kent / Superman, ou encore Bruce Wayne / Batman nous permettent ainsi de nous rapprocher d’eux. De même, leurs talons d’Achille, les rapprochent des simples mortels, comme la kryptonite verte pour Superman. Ou encore, l’absence de super-pouvoirs remplacés par un super-entrainement pour Batman qui symbolise alors l’idéal de 1939 : un corps sain, robuste, avec le soutien des dernières trouvailles de la science.

Le passage sur le Suicid Squad offre un (bref) aperçu sur l’importance des super-méchants et de leur aspect mythologique qui les rapproche des super-héros.

Wonderwoman est aussi à l’honneur et apporte aussi un message féministe sur la toile de fond de la Seconde Guerre Mondiale.

Une exposition qui vaut bien une visite pour retrouver les héros d’une mythologie contemporaine, débutée il y a pourtant près de 80 ans.

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